La fertilité est un élément essentiel de notre santé. Pourtant, de nombreux mythes et idées reçues persistent encore à ce sujet. La Journée mondiale de la fertilité est l’occasion d’aborder ouvertement un thème qui concerne bien plus de personnes que nous ne le pensons. Alors, que devrions-nous savoir sur la fertilité ?
1. L’infertilité est plus fréquente qu’on ne le pense
Les difficultés à concevoir un enfant ne sont pas rares. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), environ une personne sur six dans le monde est confrontée à l’infertilité au cours de sa vie.
L’infertilité peut toucher aussi bien les femmes que les hommes, et ses causes peuvent être très diverses.
Il est important de savoir que vous n’êtes pas seuls face à cette situation et qu’il existe différentes solutions pour surmonter les difficultés liées à la fertilité.
2. Le taux d’AMH n’est pas un indicateur absolu de la fertilité
Lorsqu’on parle de fertilité féminine, l’un des premiers examens généralement réalisés est le dosage de l’AMH.
L’hormone anti-müllérienne (AMH) est un indicateur important qui permet d’estimer la réserve ovarienne, c’est-à-dire le nombre approximatif d’ovocytes encore présents dans les ovaires.
Elle fournit également aux médecins des informations précieuses sur la manière dont les ovaires pourraient répondre à une stimulation hormonale dans le cadre d’un traitement de fertilité.
Cependant, l’AMH n’est pas le seul indicateur de la fertilité et son taux ne permet pas, à lui seul, d’évaluer précisément les chances de grossesse.
Un faible taux d’AMH ne doit donc pas automatiquement être une source d’inquiétude.
En effet, il ne renseigne pas directement sur la qualité des ovocytes et ne permet pas, à lui seul, de déterminer si une grossesse naturelle est possible.
Les résultats doivent toujours être interprétés en tenant compte d’autres facteurs, notamment l’âge et l’état général de la santé reproductive.
3. Un spermogramme normal ne révèle pas toujours tout
Le spermogramme fait partie des examens de base permettant d’évaluer la fertilité masculine.
Il analyse principalement le nombre, la mobilité et la morphologie (forme) des spermatozoïdes.
Même lorsque les résultats se situent dans les normes, un couple peut continuer à rencontrer des difficultés à concevoir. Dans ce cas, la cause peut être liée à d’autres facteurs qui ne sont pas détectés par un spermogramme classique.
L’un de ces facteurs peut être, par exemple, l’intégrité de l’ADN des spermatozoïdes.
Selon la situation individuelle, le médecin peut donc recommander des examens complémentaires, comme un test de fragmentation de l’ADN spermatique, afin d’obtenir des informations plus détaillées sur la fertilité masculine.
4. Il n’est pas nécessaire d’attendre pour poser des questions sur votre fertilité
De nombreuses personnes commencent à s’intéresser à leur santé reproductive uniquement lorsqu’elles rencontrent des difficultés à concevoir depuis un certain temps.
Pourtant, consulter un spécialiste de la fertilité peut également être utile plus tôt, notamment si vous avez des cycles menstruels irréguliers, des antécédents de certaines maladies ou d’autres préoccupations concernant votre fertilité.
Une consultation précoce peut aider à identifier d’éventuelles complications et à mieux comprendre les différentes options disponibles.
5. Des cycles menstruels réguliers ne garantissent pas toujours une bonne fertilité
Avoir des cycles menstruels réguliers est généralement un signe positif et indique souvent qu’une ovulation a lieu.
Cependant, même un cycle régulier ne signifie pas automatiquement que tout fonctionne parfaitement sur le plan de la fertilité.
La conception dépend en effet de nombreux facteurs, et pas uniquement de l’ovulation.
Parmi ceux-ci figurent notamment la perméabilité des trompes de Fallope, la qualité des ovocytes, l’état de la muqueuse utérine (endomètre) ainsi que la qualité des spermatozoïdes du partenaire.
Ainsi, si vous rencontrez des difficultés à concevoir malgré des cycles réguliers, il est recommandé d’adopter une approche globale de votre santé reproductive.
Parlons ouvertement de la fertilité
L’infertilité reste un sujet sensible pour de nombreuses personnes, et il peut être difficile d’en parler ouvertement.
Pourtant, une communication ouverte, des informations fiables et une meilleure compréhension mutuelle peuvent contribuer à déconstruire les idées reçues et à réduire les inquiétudes inutiles.
La Journée mondiale de la fertilité nous rappelle que la santé reproductive ne devrait pas être un sujet tabou.
Plus nous en savons sur ce sujet, mieux nous pouvons comprendre notre corps et les possibilités qui s’offrent à nous.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à prendre rendez-vous pour une consultation à la clinique Unica.
Notre équipe vous aidera à mieux comprendre votre situation personnelle, répondra à toutes vos questions et vous accompagnera dans la recherche des solutions les plus adaptées à vos besoins.
